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Choisir le niveau de compression d’un PDF

Publié le · Mis à jour le 3 min de lecture

L’outil Compresser un PDF propose trois niveaux. Sur un même fichier, ils donnent des poids très différents, et le plus léger n’est pas toujours celui qu’il faut. Comprendre ce que change chaque niveau permet de choisir au lieu de tâtonner.

Ce que change le niveau

Le niveau décide de la définition des photographies et des images du document. Le texte, les liens et les dessins ne sont pas touchés. L’outil propose trois préréglages, Faible (taille minimale), Moyen (équilibré) et Élevé (qualité maximale), ainsi qu’un curseur de qualité de 10 à 100 pour affiner. Le traitement se fait dans votre navigateur, pour des fichiers allant jusqu’à 100 Mo.

Le même rapport aux trois niveaux

Prenons un rapport d’activité de dix pages, qui pèse 7,9 Mo, avec du texte, un graphique, un lien et neuf photographies de 2 000 pixels de large.

NiveauPhotographie de couverturePoids aprèsGain
Faible (taille minimale)842 × 703 pixels0,3 Mo96 %
Moyen (équilibré)1 123 × 937 pixels0,7 Mo91 %
Élevé (qualité maximale)1 754 × 1 464 pixels3,8 Mo52 %
Résultat de l’outil Compresser un PDF sur le rapport d’activité : 7,9 Mo avant, 0,7 Mo après, soit 91 % de moins, avec l’aperçu de la couverture.
Le rapport après compression au niveau Moyen : de 7,9 Mo à 0,7 Mo.

Ce que l’on voit à l’écran

Au niveau Faible, les détails fins des photographies s’adoucissent : sur la couverture, les petites fleurs du champ deviennent floues dès qu’on agrandit la page. Au niveau Moyen, l’image garde ses détails, même agrandie. Le niveau Élevé la garde presque identique, pour un fichier plus de cinq fois plus lourd.

Le même détail de la photographie de couverture, agrandi trois fois : flou au niveau Faible, net aux niveaux Moyen et Élevé.
Le même détail de la photographie de couverture, agrandi, de haut en bas : Faible, Moyen, Élevé.

Ce que devient le texte

Aux trois niveaux, le texte du rapport reste du texte : il se sélectionne et se cherche. Le lien de la couverture reste actif et le graphique garde ses traits nets. Seules les images sont recompressées. Un document numérisé, fait uniquement d’images de pages, n’a pas de texte à garder : ses pages sont des images, et la compression en réduit la définition de la même façon.

Quand le poids ne baisse pas

Un PDF qui ne contient que du texte pèse déjà très peu, et la compression n’y change presque rien : un document de cinq pages de texte seul passe d’environ 4,2 à 3,4 Ko. Les images en couleurs CMJN, celles qui servent à l’impression professionnelle, ne sont pas recompressées : si le poids du document vient d’elles, il baisse peu.

Pour quels documents

Un rapport illustré à envoyer par courriel, un dossier de scans à déposer sur un portail, un catalogue trop lourd : le niveau de compression règle la définition des images, jamais celle du texte.

Vérifier avant d’envoyer

  1. Conservez l’original.
  2. Ouvrez plusieurs pages du résultat, en particulier celles qui montrent des photographies de près.
  3. Comparez le poids obtenu à celui de départ.

Compresser un PDF

Questions fréquentes

La compression abîme-t-elle le texte du PDF ?
Non. Le texte reste du texte, il se sélectionne et se cherche. Les liens restent actifs. Seules les images sont recompressées.
Quel niveau de compression choisir ?
Moyen pour la plupart des envois, Faible pour passer sous une limite serrée, Élevé pour garder des photographies presque identiques.
Pourquoi mon PDF ne s’allège-t-il pas ?
Un PDF de texte seul pèse déjà très peu, et les images en CMJN ne sont pas recompressées. Si le poids vient d’elles, il baisse peu.
Le fichier est-il envoyé pour être compressé ?
Non, le traitement se fait dans votre navigateur, pour des fichiers jusqu’à 100 Mo.